Quelle surélévation sur un immeuble haussmannien ?

Depuis 2014 et l’entrée en vigueur de la loi Alur, la surélévation d’un immeuble haussmannien au cœur des grandes villes françaises est possible. Pourquoi surélever un immeuble et comment ? Quelques éléments de réponse.

Qu’est-ce qu’un immeuble haussmannien ?

Au milieu du 19e siècle, Napoléon III décide de propulser Paris dans la cour des grandes capitales européennes de son époque. Il confie alors au Préfet de la Seine, le Baron Haussmann, le soin de rénover Paris. Entre 1852 et 1870, le grand chantier transforme les quartiers insalubres de la capitale. Tout au long des grands boulevards nouvellement créés, se dressent bientôt de beaux et grands immeubles dits « haussmanniens ». Quelles sont les caractéristiques de ces immeubles ?

L’immeuble haussmannien se présente sous une forme très codifiée. Les façades, obligatoirement en pierre de taille, alignent parfaitement des fenêtres côté rue avec au deuxième et au cinquième, un alignement de balcons en fer forgé caractéristique. Chaque immeuble d’un pâté de maison ressemble ainsi à son voisin pour une impression d’harmonie parfaite.

En terme de hauteur, elle est identique tout le long de la rue ou de l’îlot sur lesquels les immeubles sont construits. La hauteur des immeubles dépend de la largeur de la rue. Par exemple, pour une rue d’une largeur comprise entre 9,75 m et 20 m, la hauteur maximale de la façade est de 18 mètres. La limite de six étages est une autre caractéristique des immeubles haussmanniens.

Surélever un immeuble haussmannien ?

Sachant que les immeubles haussmanniens suivent toujours un alignement parfait, il est compliqué de déroger à la règle commune édictée par le Baron Haussmann. Ceci étant, et dans quelques cas particuliers, le dernier étage d’un immeuble haussmannien peut être surélevé sous conditions. Tel est le cas notamment sur les immeubles de ce type donnant sur des rues de moins de 9,75 m de large. Certains coins d’immeubles donnant sur des croisements d’avenue offrent également des opportunités de surélévation. Des projets de surélévation sont également possibles sur les immeubles qui étaient à l’origine construits plus bas que leurs voisins.

Dans tous ces cas, la surélévation est rendue possible par l’entrée en vigueur de la loi Alur en 2014 et par la suppression du Coefficient d’Occupation des Sols (COS). Les nouveaux droits à construire peuvent être exploités directement par la copropriété ou par un promoteur qui rachète le droit.

La surélévation d’un immeuble haussmannien est souvent réalisée sous la forme d’une structure bois habillée d’un placage brique ou pierre afin de limiter le poids du rajout. L’opération de surélévation est obligatoirement confiée à un architecte DPLG spécialisé dans ce genre de projet.

Bon à savoir : Juridiquement l’on parle de surélévation dès lors qu’il y a « exhaussement de la panne faîtière centrale », autrement dit la ligne de faîtage du toit. À défaut on est en présence d’un simple « redressement de combles » avec aménagement. Dans ce cas, les travaux sont régis par l’article 25b de la loi de 1965 (travaux privatifs affectant les parties communes).

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