Focus sur la jonction d’une extension maison

Vous souhaitez agrandir votre salon, construire une chambre en plus, ou une salle de jeu ? Pour tous les projets accolés, il est impératif de peaufiner la jonction de l’extension avec la maison. Explications.

Pourquoi faut-il peaufiner la jonction entre extension et maison ?

La création d’une extension maison en bois, en parpaing ou encore en brique, accolée à la maison nécessite de peaufiner la jonction. Pourquoi ? Parce que deux bâtiments qui n’ont pas le même âge et les mêmes caractéristiques évoluent de façon différente ! Il en résulte des problèmes de décollement à la jonction ou plus grave, la formation de fissures plus ou moins accentuées. Dès lors que les bâtiments s’écartent ou se rapprochent, l’étanchéité entre les deux n’est plus assurée. S’en suit des problèmes de fuites et des pertes de chaleur.

Dans le détail, si vous greffez un bâtiment en bois sur une ancienne bâtisse en pierre, ou encore une extension en parpaing sur une maison en brique, sous l’effet de la chaleur, de l’humidité, du gel, etc, chacun d’eux va jouer de façon différente.

Par ailleurs, même si les matériaux sont identiques, l’âge de chaque bâtiment va également occasionner des différences de dilatations.

Au niveau des fondations aussi, les caractéristiques de chaque construction vont forcément varier. Quand le sol est meuble, sous l’effet du gel, de la chaleur ou de la pluie, le sous-sol et par ricochet les fondations bougent et se tassent.

Extension maison jonction, deux solutions

La création d’une extension maison pérenne sur un bâti existant s’appuie essentiellement sur deux solutions constructives :

  • l’extension 4 murs : c’est la solution la plus pérenne dans le temps. L’extension est construite à côté de l’existant et de façon indépendante. Elle a ses propres fondations et ses propres murs. Les mouvements du sol et l’évolution naturelle des matériaux avec le temps influencent ainsi chaque bâtiment de façon séparée. La jonction entre les deux se fait avec un joint de dilatation en polystyrène expansé qui fait office de tampon. L’écart entre les deux constructions est fonction de la nature du sol. Dans les zones sismiques, les joints de dilatation sont plus conséquents par exemple que dans les zones sans risques sismiques. L’étanchéité vers l’extérieur est assurée par un mortier souple recouvert d’un cache en PVC le plus souvent. Les seuls véritables points négatifs de cette technique sont le coût supérieur de la construction et la perte de surface de plancher du fait du double mur. Généralement, la solution 4 murs est utilisée pour les grandes extensions de plain-pied, voire les extensions à étage.
  • l’extension 3 murs : c’est la solution la plus économique, mais les risques de fissures sont plus importants. Le plus souvent, l’extension est ancrée dans la construction existante avec des tire fonds. Un joint de dilatation est ajouté sur les piliers des murs de soutien. La toiture repose sur les trois murs et une poutre qui est elle-même ancrée dans le bâtiment existant. La technique trois murs est principalement utilisée pour les petites extensions qui ont tendance à moins vriller dans le temps.

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